Digital Habitats : stewarding technology for communities

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Résumé du livre

Dans leur livre «Digital Habitats : stewarding technology for communities», Etienne Wenger, Nancy White et John D. Smith se propose d’expliquer et de mettre des mots sur les différentes notions et pratiques qui se rapportent aux pratiques de gestion des technologies en ligne utilisées pour et par les communautés, particulièrement les communautés d’apprentissage.

L’une des premières tâche a laquelle les auteurs s’adonnent est de plonger les lecteurs dans le contexte des technologies, particulièrement celles utilisées par ces communautés (d’apprentissage), en nous présentant à la fois l’évolution de ces technologies et les raisons qui justifient le besoin pour ces communautés d’avoir des administrateurs qui vont prendre en charge la gestion des technologies pour servir leurs besoins et objectifs. En effet, les auteurs s’emploient à démontrer dès le premier chapitre les liens qui existent en technologies et communautés d’apprentissage (CA).
Ils présentent les trois dimensions qui constituent les CA: le domaine (un centre d’intérêt à long terme, qui donne son identité à la communauté), la pratique (la manière dont la connaissance est vécue – échange d’informations, actions, nature des sources) et enfin la communauté (socialisation et engagement). Et c’est grâce à la présentation de ces trois dimensions que les liens d’interdépendance et de réciprocité qui existent, à savoir le fait que les communautés sont un facteur de développement de nouvelles technologies et que les technologies sont également un facteur de développement de communautés, vont pouvoir être expliqués. En effet, les auteurs nous expliquent que des outils aussi simples que les listes d’emails, les forums ou encore le Web 2.0 peuvent amener à la création ou au développement de communautés car ils offrent aux individus la possibilité d’être mis en relation (s’ils ont un intérêt commun – domaine), d’échanger (pratique) et de se rassembler (communauté). De la même manière, les besoins de communauté vont amener au développement de technologies qui vont leur permettre de satisfaire ces besoins.

« Technologie has changed how we think about communities, and communities have changed our uses of technology »

De manière à opérer correctement, les auteurs soulignent qu’il est essentiel d’avoir un administrateur, une personne qui va être en charge de choisir, configurer et utiliser les technologies qui correspondent aux besoin de sa communauté, pour créer l’habitat qui lui correspond. Pour être capable d’effectuer ce travail au mieux, cet administrateur aura besoin de connaître sa communauté, comprendre ses besoins, mais aussi d’avoir des connaissances techniques suffisantes, car son domaine d’activité requière ces compétences. Pour être capable de créer l’habitat idéal pour sa communauté, les auteurs précisent que l’administrateur devra se familiariser avec les caractéristiques, l’orientation et la configuration de la communauté.

En ce qui concerne les orientations (besoins, buts) qu’une communauté peut prendre, les auteurs présentent une liste de 9 orientations possibles, non exclusives ou fixées dans le temps (Chapitre 6):
1. Rencontres (Meetings)
2. Conversation ouvertes (Open-ended conversations)
3. Projets
4. Contenu
5. Accès à de l’expertise
6. 
Relations et échanges
7. Participation individuelle
8. «Community cultivation »
9. Servir un but

L’administrateur devra aussi analyser le contexte de la communauté (son rapport avec la technologie), suivant différentes composantes présentées dans le tableau ci-dessous (Chapitre 7) :

 

Degrés de préparation au changement

Étape de développement de la communauté
Diversité et complexité
Expérience de la communauté avec l’utilisation de technologies
Attitudes face à la technologie
 

Relations de la communauté avec son environnement

Relations organisationnelles
Relations avec un département informatique
Besoin de communiquer et d’être en relation avec son env. extérieur
Appartenance à plusieurs communautés
Sécurité
Problèmes de temps et d’ordre Emploi du temps de la communauté
Emploi du temps externe
 

Considérations de budget et ressources

Budget, ressources technologiques et expertise
Contributeurs, parties prenantes et décideurs
Temps disponible (du côté de l’administrateur)

Après avoir analysé sa communauté, ainsi que la manière dont elle exerce son activité et la manière dont ses membres s’impliquent, l’administrateur va devoir lui fournir la technologie adéquate pour créer ou adapter son habitat. Dans le Chapitre 4 du livre, les auteurs expliquent que l’habitat peut être composé d’outils (l’habitat qui permet l’activité), plateformes (ensemble d’outils), et de fonctionnalités, qui peuvent et devront être adapté suivant l’évolution de la communauté, de ses besoins et de ses pratiques d’utilisation (ex : ajout de la possibilité de faire des conversations vidéos de groupe).
Dans le chapitre 8, les auteurs les différentes stratégies envisageables quant à l’acquisition de technologies, en allant de la solution la moins cher a celle la plus cher. Celles-ci dépendent des ressources disponibles, du budget, et du niveau d’aisance quant à l’utilisation:
1. Utiliser ce que l’on a (mais peut être d’une novelle façon)
2. Utiliser des choses gratuites
3. Construire sur une plateforme déjà existante
4. Obtenir une plateforme commerciale
5. Créer sa propre plateforme
6. Utiliser une plateforme «open-source » (ex : BlogPress)
7. Associer diverses éléments (ex: ajouter un widget Flickr sur son site)
Les auteurs précisent également qu’il est judicieux de toujours se diriger vers le choix le moins onéreux et le plus simple d’utilisation possible.

Le travail de l’administrateur ne s’arrêtera pas après avoir mis en place les technologies adaptées à sa communauté. Dans le Chapitre 9, les auteurs soulignent qu’un bon administrateur devra rester présent dans le cas de transitions majeurs (implémentation, déploiement…) et mais aussi en tout temps, en arrière plan (pour aider de nouveaux membres, assurer le bon fonctionnement, identifier les besoins et dysfonctionnements, ect)

Les auteurs concluent leur livre avec deux chapitres sur le futur de la gestion des technologies qui permettent de créer et gérer les habitats virtuels des communautés. Ils expliquent que les technologies ont amenés à l’accélération des processus de création et modifications des technologies, car les rôles deviennent flous et les processus d’échanges d’informations plus rapides. Les administrateurs devront donc faire attention aux configurations technologiques, à la polarité des communautés, et à leurs orientations.

(Nombre de caractères : 5 616)

Pour aller plus loin: https://utah.instructure.com/courses/148453/files/23615281

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Commentaire personnel

Points positifs :

Dans leur livre «Digital Habitats : stewarding technology for communities», Etienne Wenger, Nancy White et John D. Smith se sont appliqués à présenter en profondeur toutes les notions qui entour l’utilisation des technologies par les communautés, et plus particulièrement toutes les notions à prendre en compte quant à leur administration et leur gestion. Ils fournissent et expliquent, avec détail, les informations qu’il est nécessaire de connaître et prendre en compte lors ce que l’on souhaite répondre aux mieux aux besoins d’une communauté.

Le livre est divisé en trois parties et douze chapitres, chacun divisés eux-mêmes en plusieurs sous-parties, qui offrent aux lecteurs la possibilité de repérer et d’accéder à
des informations très facilement. Pour illustrer leurs propos, les auteurs utilisent également de manière régulière des cas d’études, présentés dans de petits encadrés comme dans la 17274307_10210945582568852_1192676993_nphoto ci-jointe. Ces cas d’études permettent aux lecteurs de comprendre et faire sens de concepts parfois difficile à imaginer et apprécier présentés par les auteurs. Le chapitre 10, « Action notebook » du livre est également totalement dédié à fournir aux lecteurs des listes de contrôle, tableaux et questions leurs permettant d’utiliser et d’appliquer facilement les notions présentées dans les chapitres précédents et les guidant dans le travail qu’ils effectuent pour leurs communautés.
Ce livre est également très intéressant dans la mesure où il permet de comprendre l’importance d’avoir un administrateur pour habitats digital. En effet, j’étais déjà consciente que des personnes, tels que des techniciens, étaient essentielles à la création, le bon fonctionnement et l’évolution de ces habitats, mais ce dont je n’étais pas consciente était le fait qu’elles devaient s’intéresser de si près à leur communauté et l’ampleur du travail que cela impliquait.
J’ai également apprécié que le livre présente à la fois une « introduction », qui rappelle l’histoire de l’évolution des technologies en les mettant en lien avec la notion de communauté virtuelle, mais aussi une « conclusion », à savoir deux chapitres qui s’intéressent au futur de l’administration des habitats virtuels de ces communautés.

Enfin, j’ai apprécié le fait que la thématique du livre se rapproche de celle du cours. Après lecture du livre, il était facile de comprendre la place et l’importance des technologies quant à la gestion de connaissances. En effet, il est essentiel de comprendre sa communauté et d’avoir les outils adaptés à ses besoins, pour que ses membres puissent communiquer et échanger efficacement, et donc gérer des connaissances, particulièrement au seins des organisations.

Points négatifs :

Malgré la pertinence de ce livre et le travail approfondie effectué par les auteurs, je n’ai personnellement pas apprécié ce livre dans l’ensemble.

J’ai trouvé les cinq premiers chapitres du livre très techniques et difficiles à lire. Les auteurs plongent tout de suite dans le vif du sujet et omettent de nous expliquer ou définir certains concepts qui pourraient grandement aider à la compréhension de leurs arguments. Je trouve également, même après lectures de mes notes, que les idées présentées à travers les chapitres auraient pu être mieux organisées. Par exemple, les thèmes présentés dans le chapitre 10 pour regrouper les idées, à savoir : Préambule (Réflexion sur le rôle d’administrateur technologique), première étape : comprendre sa communauté, deuxième étape : fournir la technologie, troisième étape : administrer et gérer la technologie durant l’usage, étaient beaucoup plus logiques et faciles à comprendre. A mon avis, c’est selon cet ordre d’idée que les auteurs auraient du organiser leur livre pour en faciliter la lecture et la compréhension.

Pour faciliter la compréhension des notions et arguments avancés par les auteurs, je pense aussi que l’utilisation de nombreux exemples aurait pu être judicieuse. En effet, les auteurs utilisent quelques cas d’études pour illustrer les propos mais si l’on prend l’exemple, en autres, du chapitre 6, aucun exemple n’est donné. Les 9 différentes orientations des communautés son présentées, mais sans exemples permettant de les imaginer concrètement en les mettant en contexte. Par exemple, l’orientation n*9 (serving a context), est très difficile a comprendre pour moi malgré le cas d’étude sur IBM qui est présenté. Des exemples supplémentaires et variés, voir des adresses de sites internet, auraient pu être ajouté par les auteurs dans le cas ou les lecteurs souhaiteraient en comprendre d’avantage.
De plus, de nombreuses répétitions entre les chapitres ou dans les chapitres eux-mêmes m’ont ennuyé. Par exemple, la partie « domaines d’activité » de ce chapitre n’était qu’une répétition des notions présentées dans les chapitre précédent et en début de chapitre. De même, le chapitre 12 et notamment la partie présentant les 3 manières expliquant pourquoi les administrateurs seront important dans le futur était inutile et inintéressante, dans la mesure où ces 3 manières ne diffèrent pas de celles présentées tout au long du livre quand à l’importance du rôle des administrateurs. De mêmes, quelques notions présentées par les auteurs sont pour moi trop simples et logiques pour avoir une place dans ce livre, bien qu’intéressantes à rappeler. (ex : dernier paragraphe du chapitre 8, p.129)

Enfin, bien que je comprenne et parle couramment anglais, l’anglais n’en est pas pour autant ma langue maternelle et la lecture de livre en anglais me demande toujours plus de temps et de concentration que si je lisais en lire en français, ce qui n’a pas facilité mon travail, surtout dans la mesure où le livre pouvait être par moment très technique et peu intéressant pour moi.

Conclusion

Pour conclure, je dirais que le livre «Digital Habitats : stewarding technology for communities» de Etienne Wenger, Nancy White et John D. Smith atteint son objectif car il offre un présentation en profondeur de l’importance du rôle d’administrateur de technologies dans les habitats digital pour les communautés. Cependant, je pense que la manière dont le livre est écrit et organisé en fait un ouvrage parfois difficile à comprendre et de ce fait je ne le conseillerait pas comme lecture de « plaisir », mais le réserverait plutôt à un lectorat avertit qui présente un réel intérêt quant à la l’administration de technologies pour les communautés.

(Nombre de caractères : 5 114)

Bibliographie

Wenger, E., White, N., & Smith, J. D. (2009). Digital habitats: Stewarding technology for communities. CPsquare.

Saad Sulonen, J. (2013). Digital Habitats–stewarding technology for communities. The Journal of Community Informatics9(3).

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