Ce que j’ai appris dans ma classe de gestion des connaissances

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Deux ans et demi après avoir suivi le cours « Nouveaux Médias » enseigné par Pierre Lévy au bac à l’Université d’Ottawa, j’ai eu la chance de suivre à nouveau un cours dont il était le professeur à la maitrise, intitulé « Gestion des connaissances ». S’il s’inscrit dans la continuité du cours « Nouveaux Médias » de par les thèmes abordés et la méthode d’enseignement, il en diffère par par l’intérêt tout particulier qu’il porte à l’intelligence collective, la gestion personnelle des connaissances et l’usage professionnel des réseaux sociaux. Afin de présenter au mieux ce cours et ce que j’ai pu apprendre durant le semestre, je commencerai par brièvement expliquer la manière dont les cours se déroulaient et les exigences de celui-ci. Par la suite, je présenterai plusieurs des sujets abordés durant le semestre et qui m’ont particulièrement marquée. Enfin, je conclurai en expliquant pourquoi ce cours fut pour moi une expérience positive et pourquoi, d’après moi, les étudiants ne devraient pas hésiter à le suivre.

Déroulement des cours

Le cours « Gestion des connaissances » présenté à la fois une composante théorique, des lectures magistrales, et une composante pratique, l’usage de réseaux sociaux et d’outils de curation de données. En effet. Chaque étudiant devait être présent sur différentes plateformes tel que Scoopit, Facebook, Twitter ou encore WordPress, et devait utiliser celles-ci de façon hebdomadaire, voir quotidienne. Chaque étudiant devait participer activement aux discutions, à la curation de données et au savoir collectif de la classe en s’intéressant à l’actualité en rapport avec la gestion des connaissances et en la partageant sur les réseaux sociaux, notamment à travers les différentes pages réservées à laclasse mais aussi à l’aide du mot clé qui lui avait été attribué (#UOKM). De plus, chaque étudiant était tenu de lire au minimum deux livres qu’il devait par la suite présenter à l’oral ou sur son blog.

Ce que j’ai retenu

Au cours du semestre, nous avons abordés divers aspects de la gestion des connaissances.
Nous avons notamment discuté de l’évolution de la culture et des moyens de communication à travers le temps, et de l’évolution du numérique qui est passé d’outils matériels individuels à des outils de conservation et transmission de données mondiaux (voir pyramides ci-jointes).

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Après avoir étudié la définition de symbole (« Les symboles sont des signes conventionnels qui s’organisent en systèmes complexes multicouches. ») et leur composition (signifiant et signifié), nous avons pu voir que ceux-ci étaient très largement manipulés par les médias (qui « manipulent le signifiant par la poignée du signifié »). Nous avons également très largement discuté de la notion de blockchain. La blockchain est une nouveauté dans la gestion des connaissance : c’est un outil de gestion qui permet la collecte et la transmission de données, et tout cela de manière sécurisée pour les utilisateurs car ne contient pas d’organe de contrôle. Les données sont stockées simultanément sur différents ordinateurs, ce qui empêche tout possibilité de hackage. Cet outil présente un avantage non négligeable pour les internautes car en plus d’être sécurisé, il est transparent : chacun peut consulter l’ensemble des échanges, présents et passés. Tous les échanges effectués par les internautes y sont enregistrés, puis mis en lien, pour constituer une ‘chaine de connaissances’ accessibles par tous.
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Durant le semestre, nous avons également discuté de la notion de ‘bulle cognitive’. La notion de bulle cognitive fait référence à l’ensemble des algorithmes qui nous entourent : ceux-ci gardent en mémoire nos moindre fais et gestes, et utilisent les données qu’ils ont recueillis pour nos renvoyer de l’information en rapport avec celles-ci. De ce fait, nous courrons le risque que les contenus qui nous sont présentés soient limités. Cela va nous enfermer dans une bulle. Il est de ce fait essentiel de varier nos utilisations, recherches et interactions, de manière à pouvoir recevoir des contenus et informations d’une plus grande diversité dans la mesure où Le medium algorithmique constitue une mémoire commune que chacun peut modifier.
De plus, et cela avait été déjà vu dans le cours « Nouveaux Médias », le professeur a rappelé que plateformes, comme Twitter, ne sont pas des sources : les sources sont les gens qui émettent l’information. Cela est très pertinent dans le cadre de la gestion de connaissances car cela met en évidence que notre connaissance et celle des autres (grâce au partage d’informations) repose sur un effort commun de collecte et diffusion des connaissances de chacun.

En outre, j’ai en apprendre d’avantage sur la gestion des connaissances grâce aux lectures qui nous étaient suggérées chaque semaine, à la curation de données que j’ai effectué sur Scoopit, aux présentations auxquelles j’ai assisté et aux livres que j’ai lu. Voici quelques sujets qui ont été abordés et m’ont fortement intéressée :
– la science ouverte : elle fait référence à la notion de travail collectif de recueil et de partage d’informations qui peut être effectué grâce à Internet. C’est l’essence même de la gestion des connaissances. L’exemple le plus probant en est Wikipedia. Sans elle, nos connaissances seraient bien plus limitées, et en tant qu’étudiants, nos travaux universitaires seraient de plus faible teneur.
– le hashflag : c’est le fait d’associer un emoji/pictogramme à un hashtag. tumblr_inline_nmwru2AjpM1s4rar7_500
Nous ne le faisons pas volontairement, car ce sont les réseaux sociaux qui décident de le faire automatiquement pour nous. Ils sont souvent offerts de façon temporaires.
– les MOOCS (Massive Open Online Course): ils sont un très bon exemple de partage de connaissances. Par l’intermédiaire de médias sociaux ou forum, les participants (éparpillés géographiquement mais mis en connexion sur Internet) sont invités à échanger, partager, interagir à des fins pédagogiques.
– les data center : ce sont les centres de traitements et conservation de données utilisés par les entreprises. Ils leurs permettent de conserver toute information récoltée à notre sujet. Certains, comme ceux de Youtube, contiennent des informations commerciales d’une valeur de plus de 12 Milliards de dollars.
– dans le livre de Dominique Cardon «A quoi rêvent les algorithmes? », j’ai pu en apprendre plus sur les différents calculs et mesures qui étaient effectués par les algorithmes grâce aux données recueillies (Mesure de popularité, réputation, autorité et prédiction), et la manière dont on pouvait les manipuler. Cela m’a ouvert les yeux sur les ‘fausses’ informations qui pouvaient nous être présentée et sur le pouvoir qui pouvaient avoir les algorithmes sur ce que nous aimons penser être nos choix et décisions.
– dans le livre « Digital Habitats : stewarding technology for communities » de Etienne Wenger, Nancy White et John D. Smith, j’ai pu en apprendre d’avantage sur l’utilisation des technologies par les communautés, et plus particulièrement l’importance de leur administration et leur gestion.

« Tout le monde fait de la curation de données sans le savoir »
Pierre Lévy

Conclusion

 Le cours « Gestion des connaissances », de part la méthode d’enseignement utilisée et les sujets abordés, fut une expérience très positive pour moi. En plus de s’inscrire dans la continuité du cours « Nouveaux Médias » que j’avais suivis précédemment, il est intéressant car il traite de sujets d’actualité qui touchent tout étudiant, qu’il fasse des études en communication ou non. Ce cours nous permet de prendre conscience de la trace que nous laissons sur internet, mais aussi du rôle que nous pouvons jouer dans la construction d’un savoir collectif, aussi bien au niveau personnel que professionnel. En effet, si nous faisons tous de la curation de données de manière involontaire par l’intermédiaire hashtags, émoticônes ou commentaires que nous émettons, nous pouvons tous contribuer à l’amélioration de la qualité de ce savoir si nous y mettons du notre et travaillons en équipe.

L’intelligence collective sur Internet suppose un effort pour coordonner la catégorisation des données, mais repose également sur un effort de collaboration.

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Digital Habitats : stewarding technology for communities

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Résumé du livre

Dans leur livre «Digital Habitats : stewarding technology for communities», Etienne Wenger, Nancy White et John D. Smith se propose d’expliquer et de mettre des mots sur les différentes notions et pratiques qui se rapportent aux pratiques de gestion des technologies en ligne utilisées pour et par les communautés, particulièrement les communautés d’apprentissage.

L’une des premières tâche a laquelle les auteurs s’adonnent est de plonger les lecteurs dans le contexte des technologies, particulièrement celles utilisées par ces communautés (d’apprentissage), en nous présentant à la fois l’évolution de ces technologies et les raisons qui justifient le besoin pour ces communautés d’avoir des administrateurs qui vont prendre en charge la gestion des technologies pour servir leurs besoins et objectifs. En effet, les auteurs s’emploient à démontrer dès le premier chapitre les liens qui existent en technologies et communautés d’apprentissage (CA).
Ils présentent les trois dimensions qui constituent les CA: le domaine (un centre d’intérêt à long terme, qui donne son identité à la communauté), la pratique (la manière dont la connaissance est vécue – échange d’informations, actions, nature des sources) et enfin la communauté (socialisation et engagement). Et c’est grâce à la présentation de ces trois dimensions que les liens d’interdépendance et de réciprocité qui existent, à savoir le fait que les communautés sont un facteur de développement de nouvelles technologies et que les technologies sont également un facteur de développement de communautés, vont pouvoir être expliqués. En effet, les auteurs nous expliquent que des outils aussi simples que les listes d’emails, les forums ou encore le Web 2.0 peuvent amener à la création ou au développement de communautés car ils offrent aux individus la possibilité d’être mis en relation (s’ils ont un intérêt commun – domaine), d’échanger (pratique) et de se rassembler (communauté). De la même manière, les besoins de communauté vont amener au développement de technologies qui vont leur permettre de satisfaire ces besoins.

« Technologie has changed how we think about communities, and communities have changed our uses of technology »

De manière à opérer correctement, les auteurs soulignent qu’il est essentiel d’avoir un administrateur, une personne qui va être en charge de choisir, configurer et utiliser les technologies qui correspondent aux besoin de sa communauté, pour créer l’habitat qui lui correspond. Pour être capable d’effectuer ce travail au mieux, cet administrateur aura besoin de connaître sa communauté, comprendre ses besoins, mais aussi d’avoir des connaissances techniques suffisantes, car son domaine d’activité requière ces compétences. Pour être capable de créer l’habitat idéal pour sa communauté, les auteurs précisent que l’administrateur devra se familiariser avec les caractéristiques, l’orientation et la configuration de la communauté.

En ce qui concerne les orientations (besoins, buts) qu’une communauté peut prendre, les auteurs présentent une liste de 9 orientations possibles, non exclusives ou fixées dans le temps (Chapitre 6):
1. Rencontres (Meetings)
2. Conversation ouvertes (Open-ended conversations)
3. Projets
4. Contenu
5. Accès à de l’expertise
6. 
Relations et échanges
7. Participation individuelle
8. «Community cultivation »
9. Servir un but

L’administrateur devra aussi analyser le contexte de la communauté (son rapport avec la technologie), suivant différentes composantes présentées dans le tableau ci-dessous (Chapitre 7) :

 

Degrés de préparation au changement

Étape de développement de la communauté
Diversité et complexité
Expérience de la communauté avec l’utilisation de technologies
Attitudes face à la technologie
 

Relations de la communauté avec son environnement

Relations organisationnelles
Relations avec un département informatique
Besoin de communiquer et d’être en relation avec son env. extérieur
Appartenance à plusieurs communautés
Sécurité
Problèmes de temps et d’ordre Emploi du temps de la communauté
Emploi du temps externe
 

Considérations de budget et ressources

Budget, ressources technologiques et expertise
Contributeurs, parties prenantes et décideurs
Temps disponible (du côté de l’administrateur)

Après avoir analysé sa communauté, ainsi que la manière dont elle exerce son activité et la manière dont ses membres s’impliquent, l’administrateur va devoir lui fournir la technologie adéquate pour créer ou adapter son habitat. Dans le Chapitre 4 du livre, les auteurs expliquent que l’habitat peut être composé d’outils (l’habitat qui permet l’activité), plateformes (ensemble d’outils), et de fonctionnalités, qui peuvent et devront être adapté suivant l’évolution de la communauté, de ses besoins et de ses pratiques d’utilisation (ex : ajout de la possibilité de faire des conversations vidéos de groupe).
Dans le chapitre 8, les auteurs les différentes stratégies envisageables quant à l’acquisition de technologies, en allant de la solution la moins cher a celle la plus cher. Celles-ci dépendent des ressources disponibles, du budget, et du niveau d’aisance quant à l’utilisation:
1. Utiliser ce que l’on a (mais peut être d’une novelle façon)
2. Utiliser des choses gratuites
3. Construire sur une plateforme déjà existante
4. Obtenir une plateforme commerciale
5. Créer sa propre plateforme
6. Utiliser une plateforme «open-source » (ex : BlogPress)
7. Associer diverses éléments (ex: ajouter un widget Flickr sur son site)
Les auteurs précisent également qu’il est judicieux de toujours se diriger vers le choix le moins onéreux et le plus simple d’utilisation possible.

Le travail de l’administrateur ne s’arrêtera pas après avoir mis en place les technologies adaptées à sa communauté. Dans le Chapitre 9, les auteurs soulignent qu’un bon administrateur devra rester présent dans le cas de transitions majeurs (implémentation, déploiement…) et mais aussi en tout temps, en arrière plan (pour aider de nouveaux membres, assurer le bon fonctionnement, identifier les besoins et dysfonctionnements, ect)

Les auteurs concluent leur livre avec deux chapitres sur le futur de la gestion des technologies qui permettent de créer et gérer les habitats virtuels des communautés. Ils expliquent que les technologies ont amenés à l’accélération des processus de création et modifications des technologies, car les rôles deviennent flous et les processus d’échanges d’informations plus rapides. Les administrateurs devront donc faire attention aux configurations technologiques, à la polarité des communautés, et à leurs orientations.

(Nombre de caractères : 5 616)

Pour aller plus loin: https://utah.instructure.com/courses/148453/files/23615281

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Commentaire personnel

Points positifs :

Dans leur livre «Digital Habitats : stewarding technology for communities», Etienne Wenger, Nancy White et John D. Smith se sont appliqués à présenter en profondeur toutes les notions qui entour l’utilisation des technologies par les communautés, et plus particulièrement toutes les notions à prendre en compte quant à leur administration et leur gestion. Ils fournissent et expliquent, avec détail, les informations qu’il est nécessaire de connaître et prendre en compte lors ce que l’on souhaite répondre aux mieux aux besoins d’une communauté.

Le livre est divisé en trois parties et douze chapitres, chacun divisés eux-mêmes en plusieurs sous-parties, qui offrent aux lecteurs la possibilité de repérer et d’accéder à
des informations très facilement. Pour illustrer leurs propos, les auteurs utilisent également de manière régulière des cas d’études, présentés dans de petits encadrés comme dans la 17274307_10210945582568852_1192676993_nphoto ci-jointe. Ces cas d’études permettent aux lecteurs de comprendre et faire sens de concepts parfois difficile à imaginer et apprécier présentés par les auteurs. Le chapitre 10, « Action notebook » du livre est également totalement dédié à fournir aux lecteurs des listes de contrôle, tableaux et questions leurs permettant d’utiliser et d’appliquer facilement les notions présentées dans les chapitres précédents et les guidant dans le travail qu’ils effectuent pour leurs communautés.
Ce livre est également très intéressant dans la mesure où il permet de comprendre l’importance d’avoir un administrateur pour habitats digital. En effet, j’étais déjà consciente que des personnes, tels que des techniciens, étaient essentielles à la création, le bon fonctionnement et l’évolution de ces habitats, mais ce dont je n’étais pas consciente était le fait qu’elles devaient s’intéresser de si près à leur communauté et l’ampleur du travail que cela impliquait.
J’ai également apprécié que le livre présente à la fois une « introduction », qui rappelle l’histoire de l’évolution des technologies en les mettant en lien avec la notion de communauté virtuelle, mais aussi une « conclusion », à savoir deux chapitres qui s’intéressent au futur de l’administration des habitats virtuels de ces communautés.

Enfin, j’ai apprécié le fait que la thématique du livre se rapproche de celle du cours. Après lecture du livre, il était facile de comprendre la place et l’importance des technologies quant à la gestion de connaissances. En effet, il est essentiel de comprendre sa communauté et d’avoir les outils adaptés à ses besoins, pour que ses membres puissent communiquer et échanger efficacement, et donc gérer des connaissances, particulièrement au seins des organisations.

Points négatifs :

Malgré la pertinence de ce livre et le travail approfondie effectué par les auteurs, je n’ai personnellement pas apprécié ce livre dans l’ensemble.

J’ai trouvé les cinq premiers chapitres du livre très techniques et difficiles à lire. Les auteurs plongent tout de suite dans le vif du sujet et omettent de nous expliquer ou définir certains concepts qui pourraient grandement aider à la compréhension de leurs arguments. Je trouve également, même après lectures de mes notes, que les idées présentées à travers les chapitres auraient pu être mieux organisées. Par exemple, les thèmes présentés dans le chapitre 10 pour regrouper les idées, à savoir : Préambule (Réflexion sur le rôle d’administrateur technologique), première étape : comprendre sa communauté, deuxième étape : fournir la technologie, troisième étape : administrer et gérer la technologie durant l’usage, étaient beaucoup plus logiques et faciles à comprendre. A mon avis, c’est selon cet ordre d’idée que les auteurs auraient du organiser leur livre pour en faciliter la lecture et la compréhension.

Pour faciliter la compréhension des notions et arguments avancés par les auteurs, je pense aussi que l’utilisation de nombreux exemples aurait pu être judicieuse. En effet, les auteurs utilisent quelques cas d’études pour illustrer les propos mais si l’on prend l’exemple, en autres, du chapitre 6, aucun exemple n’est donné. Les 9 différentes orientations des communautés son présentées, mais sans exemples permettant de les imaginer concrètement en les mettant en contexte. Par exemple, l’orientation n*9 (serving a context), est très difficile a comprendre pour moi malgré le cas d’étude sur IBM qui est présenté. Des exemples supplémentaires et variés, voir des adresses de sites internet, auraient pu être ajouté par les auteurs dans le cas ou les lecteurs souhaiteraient en comprendre d’avantage.
De plus, de nombreuses répétitions entre les chapitres ou dans les chapitres eux-mêmes m’ont ennuyé. Par exemple, la partie « domaines d’activité » de ce chapitre n’était qu’une répétition des notions présentées dans les chapitre précédent et en début de chapitre. De même, le chapitre 12 et notamment la partie présentant les 3 manières expliquant pourquoi les administrateurs seront important dans le futur était inutile et inintéressante, dans la mesure où ces 3 manières ne diffèrent pas de celles présentées tout au long du livre quand à l’importance du rôle des administrateurs. De mêmes, quelques notions présentées par les auteurs sont pour moi trop simples et logiques pour avoir une place dans ce livre, bien qu’intéressantes à rappeler. (ex : dernier paragraphe du chapitre 8, p.129)

Enfin, bien que je comprenne et parle couramment anglais, l’anglais n’en est pas pour autant ma langue maternelle et la lecture de livre en anglais me demande toujours plus de temps et de concentration que si je lisais en lire en français, ce qui n’a pas facilité mon travail, surtout dans la mesure où le livre pouvait être par moment très technique et peu intéressant pour moi.

Conclusion

Pour conclure, je dirais que le livre «Digital Habitats : stewarding technology for communities» de Etienne Wenger, Nancy White et John D. Smith atteint son objectif car il offre un présentation en profondeur de l’importance du rôle d’administrateur de technologies dans les habitats digital pour les communautés. Cependant, je pense que la manière dont le livre est écrit et organisé en fait un ouvrage parfois difficile à comprendre et de ce fait je ne le conseillerait pas comme lecture de « plaisir », mais le réserverait plutôt à un lectorat avertit qui présente un réel intérêt quant à la l’administration de technologies pour les communautés.

(Nombre de caractères : 5 114)

Bibliographie

Wenger, E., White, N., & Smith, J. D. (2009). Digital habitats: Stewarding technology for communities. CPsquare.

Saad Sulonen, J. (2013). Digital Habitats–stewarding technology for communities. The Journal of Community Informatics9(3).

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Essai final: ce que j’ai appris dans le cours Nouveaux Médias

Ayant déménagé au Canada il y a seulement quelques mois, le cours Nouveaux Médias est un des premiers cours que j’ai suivi à l’Université d’Ottawa dans le cadre de mes études en communication. Si le cours était bien sur différent de tous ceux que j’avais pu suivre précédemment en France de par son contenu, la méthode d’enseignement mais également les méthodes d’évaluation ont été une réelle nouveauté pour moi et ont contribué à me faire particulièrement aimer ce cours.
Dans la première partie de mon essai, je traiterai donc de la façon dont nous avons utilisé les médias sociaux dans le cadre du cours et pourquoi cela m’a plu; dans la seconde partie, je traiterai des apprentissages que j’ai fait concernant len rapport avec ces réseaux et en quoi je les ai trouvé particulièrement intéressants.

I – Utlisation des réseaux sociaux

« Etude »: c’est le premier mot qui apparaît dans la description officielle du cours Nouveaux Médias de l’Université d’Ottawa. De ce fait, on pouvait s’attendre à ce que le cours soit composé de lecture théoriques. Mais alors que majorité des professeurs faceessaient  de lutter contre l’utilisation des ordinateurs, d’internet et plus particulièrement des réseaux sociaux durant les cours, Pierre Lévy les intègre et les utilise parfaitement.twitter-logo
Dès le premier cours, il nous a demandé de nous inscrire sur twitter si ce n’était pas déjà fait et de le follower, mais aussi de rejoindre la page facebook de la classe. Puis, cette utilisation s’est faite sur une base régulière: chaque semaine nous devions non seulement poster sur la page facebook de la classe un lien pertinent en rapport avec le contenu du cours, mais aussi poster en amont de chaque cours un tweet qui résumait ce que nous avions compris des lectures obligatoires, avec le hashtag #UONM. Nous devions également participer durant les cours à l’aide de ce même hashtag en postant les idées principales que nous retenions. L’examen de mi-session à également été  effectué sur twitter à l’aide de ce même hashtag.
J’ai trouvé cela très intéressant pour de nombreuses raisons: tout d’abord, cela m’a permis d’apprendre à utiliser twitter que je ne connaissais que très peu à cause de son manque de popularité en France, et cela est très important pour moi car il fait aujourd’hui parti avec Facebook de ces outils de communication quotidien et connus de tous qui sont indispensables pour toute entreprise ou personne publique qui souhaite communiquer efficacement, et particulièrement sur internet qui facilite une transmission imédiate et mondiale des informations. Mais cette utilisation était intéressante pour le cours car cela nous a permis de créer des liens et de communiquer plus facilement entre prof/élèves mais aussi entre élèves. Nous pouvions poster nos questions sur le groupe facebook et chacun pouvait les voir et y répondre, mais aussi voir les informations que chacun trouvait et ce qu’il comprenait des lectures et du cours,. Cela nous a permis d’élargir considérablement le champ de nos apprentissages.
C’est aussi là que j’ai réalisé l’importance que pouvaient avoir les hashtag, qui nous permettent de trouver tous les posts relatifs à un sujet et donc de se renseigner plus facilement.hashtag
De plus, le fait de devoir poster quotidiennement des liens d’articles à la fois sur la page Facebook mais aussi sur Twitter et Scoopit m’a amené à me documenter sur des sujets d’actualité qui me concerne, mais aussi de réaliser le fait qu’il est important de partager une information sur plusieurs médias afin d’en augmenter sa visibilité.
Enfin, l’utilisation de ces médias sociaux en cours offre à mon avis une intéractivité non négligeable qui permet de le rendre plus vivant, mais nous amène aussi à nous investir davantage.

II – Autres apprentissages relatifs aux réseaux sociaux et au cours

Durant le semestre, nous avons également discuté de 3 notions que j’ai trouvé particulièrement intéréssantes.
Les 2 premières sont en lien direct avec l’utilisation des nouveaux médias et des hashtags: l’intelligence collective et la curation de données.collectiveintelligence_620
En effet, lorsque nous publions du contenu mais aussi lorsque nous utlisons le médium internet nous contribuons sans même le vouloir à l’alimentation de la base de données incommensurable qu’il représente: nos actions, nos recherches, tout est enregistré.
Ainsi, afin de rendre toutes les informations qui composent ce médium plus pertinentes et facilement accessibles et utilisables, il est important d’essayer d’éditer et de classer ces contenu grâce à l’aide par exemple de hashtags pour participer à la construtction d’une « meilleure » mémoire collective
D’un point de vue professionel, cette notion est d’autant plus intéréssante que les mots utilisés, notamment pour l’adresse du site mais aussi les onglets/titres des articles sont utlisés par les moteurs de recherche pour nous référencer. De ce fait, l’utilisation de certains mots peut un meilleur référencement du site par les moteurs de recherche.

Enfin, nous avons discuté de la notion de la vie privée concernant l’utilisation d’internet et des médias sociaux, et j’ai aimé retrouver ce sujet dans le contenu du cours car c’est un sujet que j’avais déjà pu étudier dans mes cours de Droit et il m’interesse énormément, mais aussi parceque je pense qu’il représente l’un des plus gros enjeux d’internet dans notre société. Plus récemment, on a pu assister à des discussions concernant le droit à l’oublie de Google, le nouvel algorithme de Facebook mais aussi  la question du droit à l’oublie lorsque survient la mort ( par exemple des célébrités).

Conclusion

Pour conclure, je dirai que ce cours m’a non seulement plus car il m’a appris à utiliser, et de facon plus intelligente, les médias sociaux qui sont présents à la fois dans ma vie de tous les jours et ma futur vie professionnelle, mais aussi à me rendre compte des utilisations qui peuvent être faites de ces médias non seulement pour partager efficacement des informations, mais aussi se documenter (et donc faire de la curations de données). 
Utilisés efficacement, ils peuvent être un vrai atout pour tous les utilisateurs d’internet. 
J’ai d’autant plus aimé le fait que ce cours sorte de l’ordinaire, « défie les conventions », et que son interactivité m’a facilement poussée à m’investire et à participer d’avantage. 

Bibliographie / Webographie

Lévy, Pierre (2014). Note de cours : Nouveaux médias. Université d’Ottawa.

http://www.uottawa.ca/academic/info/regist/annuaires/cours/CMN.html#CMN2570

http://fr.wikipedia.org/wiki/Curation_de_contenu

Clémence Charruyer (7977086)

CMN2570 – Automne 2014

Nombre de caractères (sans les espaces): 4969


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